L’usage des réseaux sociaux à bon escient

Logo des réseau sociaux Crédit : alumni-estaca
Logo des réseaux sociaux Crédit : alumni-estaca

Les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, Twitter, Instagram, SnapChat…), outils enfantés par les technologies de l’information, froment un espace où des millions de personnes se côtoient selon leurs centres d’intérêts partagés. C’est aujourd’hui une planète virtuelle très peuplée (Facebook : 1,79 milliards ; WhatsApp : 1 milliard ; Twitter : 313 millions) et très cosmopolite. Les liens tissés sur ces outils d’échange passent très souvent du virtuel au réel à travers des rencontres physiques, ces relations peuvent être amoureuses, amicales ou professionnelles. Les médias et réseaux sociaux ont même tendance à menacer l’influence des médias classiques, les informations et désinformations s’y répandent plus vite qu’à travers la télé ou à la radio. Une image des réseaux sociaux atteint plus de personnes dans un laps de temps très court qu’une image à la télé ou une information de radio fm.

La bonne et mauvaise influence des réseaux sociaux

Je reste convaincu que les technologies de l’information et tout ce qu’elles ont engendré, sont non seulement des outils crées pour renforcer les médias classiques dans le lavage de cerveau médiatique mais aussi pour contrôler nos faits et gestes. Quoique, nous pouvons profiter de ces outils en les utilisant à bon escient. C’est ce que font une partie des utilisateurs appelés « Webactivistes ». Ils se servent de ces outils pour mener des web-actions qui peuvent avoir des répercussions positives sur la vie réelle des  personnes. Il y a ceux qui font du Vlogging, TalkShow sur Youtube ou SnapChat et il y a ceux font des Tweets, posts ou direct Facebook.

Pour beaucoup, ces réseaux restent encore des canaux de conversation, de partage narcissique de photo, de guéguerre de rivalité imaginaire et d’autres pratiques de débauche. Bon nombre d’utilisateurs, par mauvais usage sont victimes des méfaits du monde virtuel. Ces principaux dangers sont :

La cyberintimidation : L’utilisation des outils informatiques pour des menaces,  injures, chantages… Ce phénomène peut se traduire par le fait que les victimes se retrouves humiliées à travers des images (photos, vidéo) gênantes sur les réseaux sociaux, des rumeurs à son sujet… Il y a également les tags sur des images malsaines, l’usurpation d’identité et le piratage des comptes.

La cyberaddiction : C’est le phénomène d’addiction psychologique aux réseaux sociaux. Ce besoin irrésistible et obsessionnel a des effets très destructeurs sur l’utilisateur, surtout les élèves et étudiants dans leur quotidien.

Utiliser ces canaux pour s’afficher de manière exagérée ou laisser quelques propos malsains peuvent également être un obstacle pour la vie professionnelle de certains car les employeurs ont pour nouvelle méthode d’éplucher les profils sur les réseaux sociaux avant de rappeler.

D’aucuns l’on compris et d’autres pas encore, les réseaux sociaux sont aujourd’hui des canaux très puissants en mal et en bien. Pourquoi ? Tout ce que nous faisons sur ces espaces virtuels se répercute sur nos vies réelles. Facebook et Twitter ont déjà fait leurs preuves à travers des mobilisations 2.0 qui ont eu des répercutions (positives et négatives) directes sur le monde réel ; entre autres nous pouvons citer :

Le printemps arabe : L’une des plus vastes zone de turbulence du monde arabe, qui a occasionnée des séries de soulèvement populaire dans les pays arabes. Ce cauchemar est parti de Facebook et de Twitter.

La grogne populaire au Burkina de 2014 : Pour faire barrage à la modification de la constitution qui permettrait à Blaise Compaoré de briguer un autre mandat de trop, les Burkinabés se sont mobilisés sur tout le territoire à cette occasion. C’est cette grogne qui a fait quitté Compaoré de son palais.

La campagne #DroitAlidentite en Guinée :  Initiée par l’Association des Bloggeurs de Guinée (ABLOGUI), cette campagne a permis aux Guinéens d’obtenir des pièces d’identité après un an de suspension de la délivrance des pièces d’identité. Elle a également permis à certains Guinéens de l’étranger de renouveler leur passeport expirés sans faire le déplacement pour la Guinée, notamment en France et en Belgique.

Les crowdfunding : Ce sont ces campagnes de récolte de fonds à travers les réseaux sociaux, pour financer un projet donné ou pour apporter une aide à un individu dans le besoin. Des centaines d’entreprises, associations et particuliers ont réussi à récolter des grosses sommes dans ce mode de financement participatif.

Il y a des personnes qui ont des opportunité de carrières à travers les réseaux sociaux et d’autres qui ont voyagé un peu partout dans le monde par le biais de réseaux sociaux.

Mon usage personnel des réseaux sociaux

En tant que  webactiviste, je ne me sers pas des réseaux sociaux que pour la conversation et le fun, j’ai toujours été attiré par le côté utile. J’estime que nous pouvons influencer les mentalités en provocant des réflexions positives chez les gens avec qui nous partageons ces espaces. Même si ça intéresse peu de personnes du monde juvénile, sur mes canaux je fais dans la conscientisation en abordant entre autres :

  • La responsabilité citoyenne ou la citoyenneté 2.0 : J’estime la citoyenneté manque d’air chez moi et ailleurs en sur le continent. Il serait donc cohérent comme démarche d’enseigner les principes de la citoyenneté avant de pointer du doigt les mauvaises pratiques du système. C’est égoïste de se contenter de réclamer ses droits sans s’acquitter de ses devoirs, entre l’Etat et ses citoyens il y a une redevance mutuelle.
  • La conscientisation et la dénonciation : Nos systèmes politiques se servent de l’ignorance du peuple pour se permettre tout et n’importe quoi. J’essaie à travers des posts et vidéos de pousser les gens à voir clair dans le jeu du système et les inciter à refuser de marcher dans ces combines. Je parle donc du système éducatif, de la maltraitance des enfants et d’autres mauvaise pratique des gouvernants.
  • Le panafricanisme : C’est quelque chose qui me tient à cœur et que j’essaie d’en parler en partageant des idées dont il englobe.
  • L’immigration clandestine : Ce phénomène qui ronge l’âme de l’Afrique, comme tant d’autres j’essaie de dissuader les candidats à cette aventure tragique en ma manière même si la compréhension n’est pas évidente.
  • L’Afrocentrisme : Je suis farouchement afrocentrique, je prône donc le fait que l’histoire africaine enseignée dans nos écoles n’est pas la bonne. Je suis convaincu que l’Africain sortira de la domination mentale quand il revisitera son histoire et reconsidérera ses valeurs culturelles et traditionnelles. Nous voulons avoir nos propres manuels d’éducation et couper le cordon de l’école coloniale qui nous maintien dans une domination mentale.

Evidemment, les actes parlent plus haut que les mots mais les mots peuvent avoir une très grande influence sur les réseau sociaux. Je profite donc de cette opportunité offerte par les technologies en provocant des réflexions à travers des sujets pertinents dans le temps et dans l’espace ciblé. Je ne suis pas un grand connaisseur ou un enseignant mais j’aime partager ce que je sais et qui permettre aux autres d’être éclairé. Espérant que ce billet serve à certains, je rends hommage à tous ceux qui en font autant.

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