Tout sur moi : mon passé, mes convictions, mes rêves !

Moi en récital à la maternelle
Moi en récital à la maternelle

Bien que je sois encore jeune pour raconter ma vie, je tiens tout de même à ce que vous sachiez qui je suis, d’où je viens, ce que j’ai fait jusqu’ aujourd’hui et ce que je compte faire demain. Une vie s’écrit toute seule, je retranscris ici la mienne pour vous.


ORIGINE ET NAISSANCE 

Je me suis toujours considéré comme un éthiopien, tant mieux parce que selon l’histoire mon ascendance est originaire de là-bas. je suis Peulh du Wassolon, de Mandiana précisément (Préfecture de la Haute-Guinée). Mon véritable chez moi est Lamiinna, village que je n’ai jamais visité malheureusement. J’ai tout de même été très souvent dans mon autre village Balandou et environnants pour des travaux agricoles et champêtres.

Je suis né le 06 mars 1995 à la maternité du centre de Santé de Mori Oulen à Kankan (Chef lieu de la Haute – Guinée). Je m’appelle Ibrahima Kalil Diakité, deuxième du nom de mon grand-père paternel, appelé « Le Vieux » à la maison et dans le quartier. J’ai failli me faire appeler Lamine quand le lendemain de ma naissance, un de mes frères a suggéré aux parents de me donner son prénom. 😀

Mon père est cadre de l’enseignement supérieur (réseau informatique de l’Université de kankan) et professeur de mathématiques (Théorie des graphes).  Ma mère vient du sud du pays, précisément de Sérédou, elle est ingénieure des Eaux et Forêts.

ENFANCE

Mon enfance a été marquée par les études, intenses, le foot et la musique.

J’ai cru pouvoir m’éclater en allant à l’école, mais en réalité je ne l’ai pas vraiment trouvé ainsi, parce que m’y accompagner était finalement devenu infernal dans le sens propre du terme, je ne vous le cache pas. 😀  Je me rappelle qu’un jour on m’accompagnait au jardin d’enfant : j’étais à moto, pris en sandwich entre mon frère aîné Ousmane et l’oncle Benjamin, avec des cris et larmes, sur le passage je me suis accroché à une vieille dame que j’ai traîné avec moi sur au moins 15 mètres.

Ma malchance a été d’avoir eu un père enseignant, les enseignants et les études c’est une histoire de « So close ». Tu as le choix entre étudier ou étudier, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’autre option pour toi. Je n’avais pas besoin de professeur à la maison, mon père et mes frères étaient largement suffisants pour mes répétitions. La règle était d’apprendre presque toutes les leçons du jour avant la nuit, avant d’aller dormir. Je me souviens de ces phrases : « Ne laisse jamais une leçon dormir dans le cahier » , « si tu n’apprends pas les leçons dès le début de l’année, à l’approche des évaluations tu ne peux pas parler de révision puisque tu n’as rien visé » , « si tu comprends les maths, tu peux comprendre beaucoup d’autres choses dans la vie courante ». La dernière phrase était pour m’encourager à opter pour les sciences maths mais hélas j’ai fait un revirement après le BEPC. Loin de ce que j’ai cru au départ, avoir un père enseignant a finalement été une chance pour moi, ses pressions et orientations ont été une lumière pour ma réussite dans mes études.

Entre mes frères qui dévissaient tout ce qui est électronique à la maison, mon oncle Benjamin auto-mécanicien et Papa qui est dans l’informatique, disons que j’ai très tôt connu les techniques et technologies. Mon frère Lamine lui, avait comme hobby : démonter les appareils, juste pour voir la disposition des composants ou encore chercher les vieux appareils et récupérer leurs dynamos pour fabriquer des mini hélicoptères. Mon frère aîné Ousmane et l’oncle Benjamin avaient comme principe de « ne jamais envoyer d’appareils à la réparation ». Ils s’en occupaient eux-mêmes jusqu’au jour où ils ont nettoyé une radio avec de l’eau et l’ont remonté mais en oubliant un composant 😀 .

Dès le CM2, en 2005, j’ai appris à taper sur l’ordinateur, COMPAQ était la marque la plus utilisée à cette époque. Papa m’emmenait avec lui au bureau après les cours ou quand je n’avais pas cours et m’apprenait à utiliser le Windows XP 2003. Mon intérêt principal n’était pas vraiment d’apprendre tous ce programme et ses logiciels mais d’accéder à la toile et de voir les actualités du monde footballistique. Mais j’attendrai encore un peu avant d’y avoir accès parce que Papa lui, trouvait une seule raison à ma présence sur son lieu de travail : apprendre l’informatique. C’est donc après plus de 4 mois que j’ai pu utiliser le www ; le premier mot que j’ai tapé dans la barre de recherche de Google était : DAVID BECKAM. A l’époque je glandais sur les sites comme Yahoo Sport, 123love…. Etant le seul à avoir accès à « Internet » à cette époque, j’étais le fournisseur d’infos du foot dans le quartier (transferts, salaires, sanctions…). Je me permettais même de faire des badges pour mon équipe de foot du quartier Sikobafoot.

Plus tard au secondaire c’est devenu une obsession, je rêvais désormais de devenir informaticien. J’ai appris plein de trucs tout seul parce que je pratiquais sans arrêt, je suis devenu un « petit génie » pour certains parce que je m’étais transformé en informaticien. Je faisais des installations, des nettoyages de système, des gravures de CD, j’injectais les clés USB avec des log comme No Autorun.ex et d’autres prestations. Je disposais un tas de disquettes (dispositif de stockage révolu), de presque tous les CD d’installation dont on pouvait avoir besoin à l’époque (XP 2003, Windows, Offices, des drivers, Encarta…). Je disposais des setups dont je ne me rappelle même plus. En 2011 j’avais commencé à apprendre le langage HTML avec mon frère ingénieur informatique mais c’est  mal tombé, année du bac oblige.

Aujourd’hui, et depuis 2012, je suis détaché du monde de l’informatique mais je suis toujours passionné des technologies de l’information et de la communication.

CONVICTIONS ET CROYANCE

Je me définis comme militant et panafricain, je crois et j’ai toujours cru au projet d’union du continent africain. Je crois au rayonnement d’une nouvelle génération africaine, coupée du cercle néo-colonialiste actuel. Je crois aussi que le mal de l’Afrique est d’abord endogène avant d’être exogène. Dans tout çà, l’éducation est le levier de l’émergence de ce continent que tout le monde dit aimer.

Même si  les Technologies de l’Information et de la Communications sont faites pour nous contrôler et nous espionner, je crois qu’elles peuvent nous servir aujourd’hui dans tous les domaines.

Je suis musulman, donc je crois à l’existence d’un Dieu unique et je crois aussi au destin. Je suis Rastafarien et je ne m’occupe pas trop des jugements que les gens peuvent porter sur ce mode vie. Le « Rastafari » non pas comme religion, mais plutôt comme une conception positive de la vie, un mode de vie adoptée par ceux qui décident de vivre ainsi. Il n’est pas forcément question de Dreadlocks ou de fumer de l’herbe. Le rasta est saint d’esprit, débarrassé de négativité, de jalousie et de méchanceté. Aimer Dieu et son prochain est le principe de vie du monde Rasta. Je pense que l’homme est maître de soi, donc libre de ses actes et de ses choix tout en prenant en compte l’existence des autres.

ADDICTION A LA MUSIQUE

La musique a toujours été une addiction pour moi. Elle a commencé quand mon père mettait sa platine de disques de 33 et de 45 tours en marche les weekends, je n’aimais pas forcement toutes les bandes mais certaines m’ont marqué comme  par exemple l’album Survival de Bob Marley, Equal Right de Peter Tosh, Apartheid is Nazism d’Alpha Blondy, le collectif Tam Tam d’Ethiopie et PENNY PENNY. PENNY PENNY a été l’artiste de délire de mon enfance, un morceau du sud africain suffisait pour m’amadouer.

La musique est pour moi un vice dont je ne peux me passer, sans musique je me sens nu et largué. Finalement je peux pratiquement tout faire en écoutant de la musique sans gène, j’écoute toujours de la musique.

Mon addiction à la musique Jamaïcaine est particulière, ce genre de musique a un sens particulier pour moi. J’écoute uniquement de la musique jamaïcaine, c’est cette musique qui me dit qui je suis et d’où je viens, elle m’aide à garder le cap. Contrairement à ce que la plupart des gens croient, la musique jamaïcaine est porteuse de messages et de conseils qui peuvent changer la vision de la vie. Mais je comprends la mauvaise image de ce genre de musique, c’est l’incompréhension du langage utilisé et le Riddim « rythme » peut être.

ECRITURE ET BLOGGING

J’ai toujours eu l’habitude de coucher mes pensées sur papier. Avant la venue des réseaux sociaux, j’écrivais tout ce qui me passait par la tête et je gardais mes écrits. Cette habitude m’a amené à commencer la rédaction d’un livre avec le titre  » Futur incertain au paradoxtan« , mais cela s’est compliqué ensuite.

Jusqu’en 2012, le blogging, je ne savais pas ce que c’était. Puis j’ai créé mon premier blog sur Over-blog avant de commencer à l’alimenter en 2013. J’ai toujours été dans la conscientisation que d’autres appellent « révolution », il me fallait un plus grand espace avec plus de public, pour donner plus de portée à mes opinions. J’ai donc trouvé comme canal d’expression les réseau sociaux et ensuite le blog. En attendant de trouver une ligne éditoriale (ou pas), je traite de tous les sujets qui peuvent toucher mon monde. Je n’écris pas forcément comme un pro mais j’essaie toujours d’être pertinent dans l’écrit.

En 2014 j’ai rejoins l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI), je suis Responsable de la communication depuis janvier 2016. Pour m’ouvrir un peu plus au monde j’ai rejoins Mondoblog, le réseau de blogueurs francophones de l’Atelier des Médias – RFI.

AMBITIONS

Je voulais devenir footballeur professionnel mais Dieu en a décidé autrement (même si je continue encore à taper dans la boule). Les rêves de foot et d’informatique étant enterrés, j’ai pris le cap d’artiste chanteur. Un peu plus tard j’ai commencé à tisser des liens et à suivre des artistes, j’écrivais des textes de musique jusqu’à ce que maman mette la main sur le fameux cahier (mais j’ai encore des textes en version électronique !). Un temps passé à Kamsar, j’ai même enregistré deux tubes avec Barth (Barthelemy) Et DO (Dominique) dans la cité CBG. Pour tout dire, j’ai failli devenir chanteur jusqu’à ce que j’aie le bac et que je quitte le pays.

Au lieu de la communication dont je rêvais tant, le destin m’a conduit vers le droit que j’ai étudié pendant 3 ans au Maroc et que j’étudie maintenant en France. A présent, je compte suivre ce destin en me spécialisant en Droit du Numérique (Cyberespace) qui est une tendance assez nouvelle, notamment en Afrique. La dématérialisation étant en montée aujourd’hui sur le continent, les problématiques liées à la criminalité informatique (données personnelles, propriété intellectuelle, signature électronique, confidentialité…) auront très vite besoin de capacité juridique pour pouvoir situer et trancher les litiges. Après des expériences acquises, je compte donc installer mon cabinet de consulting en Guinée et enseigner.

Me considérant comme élément de la nouvelle génération africaine, c’est ainsi que je compte préparer l’avenir du continent.
Par la suite je projette mettre en place un organisme d’aide pour la petite enfance et la femme. Retenez ceci : le bien être de l’enfant et de la femme est aussi le bien être du monde.

 

 

 

 

4 thoughts on “Tout sur moi : mon passé, mes convictions, mes rêves !

  1. J’ai pris un plaisir à te découvrir à travers les mots. Aussi ce billet m’a rappelé certains points de ressemblance avec mon enfance. Je parie que tu ne partais pas que sur google et 123love sur internet.. hahaha

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