#F3535 : retour d’un voyage plein d’émotion à Abidjan

Photo : Nadi Jessica

Pour un blogueur c’est un must de pouvoir partager ses émotions avec son lectorat, en l’occurrence les émotions d’un événement vécu. Donc, en vertu de mon code déontologique personnel du blogueur 😀 , je vous embarque avec moi pour un aller-retour à Abidjan dans un billet découverte ! C’est le retour d’un voyage inédit : l’opportunité m’a été offerte par l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) à l’occasion des festivités de la cérémonie de remise des prix jeunes F3535. Organisé par l’association « Francophonie 3535 », ce prix consiste à récompenser 35 jeunes africains de la zone francophone dans plusieurs domaines. Félicitations aux lauréats !

Ce voyage a été pour moi un retour sur la terre des ancêtres après plus de 3 ans. A basse altitude j’aperçus Abidjan à travers le hublot embué, je fus frappé par une émotion indescriptible. J’étais persuadé que je ne serai pas dépaysé mais arrivé à Abidjan je me suis rendu à l’évidence : je me suis senti étranger dans un lieu où je suis né (Afrique) juste après 3 ans d’absence. C’était ma première fois à Abidjan mais c’était comme en Guinée (où j’ai grandi), il faut comprendre par là que les faits de sociétés et les pratiques quotidiennes sont communs à la plupart des pays d’Afrique noire. La Côte d’Ivoire se démarque de beaucoup de pays de la sous région par l’infrastructure de sa capitale. Abidjan est non seulement une ville très belle mais son économie est très florissante. L’autre constat c’est qu’on se rend tout de suite compte que c’est un pays qui sort d’une guerre, il y a une présence militaire beaucoup trop importante dans les rues. C’est d’ailleurs la première chose que l’on remarque. Le racket est aussi un des faits communs d’Afrique, les étrangers en particulier se font plumer avec la plus grande courtoisie. Cette mendicité policière est sans doute due à l’insuffisance de leur masse salariale.

La seconde couleur de ce voyage c’est la rencontre la plus riche que j’ai jamais faite. Ils sont venus des quatre coins du monde : Afrique, Caraïbes, Canada et USA. Ils sont modestes, créatifs, ingénieux et sociables. Des paroliers, des artistes, des chefs d’entreprises, des personnes dévouées pour la cause sociale, des leaders d‘opinion et des fous toutes catégories confondues 😀 . Après ces jours de partage et d’échange avec eux, mon espoir pour l’Afrique grandit. Je peux désormais doubler voire tripler l’optimisme que je nourris en moi depuis toujours pour le continent. Si vous voulez vous faire une idée, vous pouvez lire leur profil de lauréat en cliquant sur ce lien.

MES GRANDES DÉCOUVERTES

Parmi ces gens il y avait trois personnes de scène qui m’ont impressionné à plus d’un titre, il s’agit de : Charly Tchatch, JOSEPH Michel et Aiza. Je les ai rencontré et découvert et j’aurais tort de ne pas vous les faire découvrir à mon tour.

Charly Tchatch

« N’attend rien de l’Etat car l’Etat ne connaît rien de ton état »

Charly sur scène à la nuit de l’inspiration francophone à Abidjan – Photo : Nadi Jessica

C’est une personne ordinaire et modeste mais pétri d’un talent oratoire et artistique extraordinaire. Il est maître de cérémonie, humoriste et chanteur à lui seul. Charly fait du TCHATCHING qu’il défini lui-même de « gros n’importe quoi » 😀 . C’est plutôt une musique sans parole mais très mélodieuse. Très instructif dans son humour, sa carrière est le fruit de l’audace et de la persévérance. Sa première scène a été négociée par lui-même à travers la persuasion et le harcèlement. Parti de rien, l’audace et la persévérance ont mené Charly à la CAN 2017 en tant que maître de cérémonie. Faire tout pour soi et ne rien attendre d’autrui, surtout pas de l’Etat. C’est le mot d’ordre du maître Tchatcheur.

Michel JOSEPH

« Je n’ai jamais rêvé devenir journaliste un jour »

Michel JOSEPH –
Photo : Nadi Jessica

Doublement primé, Michel est non seulement le 1er prix de la catégorie « personnage média » mais aussi le super prix francophonie 3535. Michel est journaliste présentateur à Radio Caraïbes FM, métier dont il n’a jamais rêvé d’ailleurs. A travers ses reportages, il lève le rideau sur les tares de sa société afin que les autorités en prennent connaissance et surtout aussi conscience.

 AIZA

« Je ne changerai pas mon identité pour avoir une carrière »

Aiza et Chistophe à la nuit de l’inspiration francophone à Abidjan
Photo : Nadi Jessica

Talentueuse, naturelle et modeste, telles sont ses qualités. Aiza NTIBARIKURE burundaise d’origine, est musicienne et cinéaste au Canada. Accompagnée par Christophe et sa guitare, elle monopolise l’attention et submerge son public d’émotion à travers les décibels de sa voix.

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