Afrique : Un catalogue d’étonnements

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Crédit : lisapoyakama.org

Le négro africain vit une incarcération mentale depuis belle lurette. Il a été dressé tel un animal domestique par des outils de pollution mentale que sont les religions importées et l’école de Jules Ferry.  A cela s’ajoute aujourd’hui internet (peu ou prou) et la télé. Nous sommes le seul peuple à la surface de la terre qui gronde sa culture et ses traditions, les seuls qui renient leurs ancêtres. Nous sommes également le seul peuple sans modèle sociétal. Nous vivons comme les autres, pour les autres et par les autres peuples.  

Le système éducatif est un héritage que le colon nous a laissé, ce n’est plus un secret. Je ne dis pas qu’on n’apprend pas à l’école, je dis qu’il y a plus conditionnement et de rêves à vendre que de connaissances. Nous sommes tous atteints du syndrome de Samba de Cheik Hamidou Khan. D’autres diront, mais qu’est-ce qu’il raconte lui ! Ayé nmakônon je vais vous expliquer. C’est à l’école qu’on apprend à se détester soi-même, à se sous-estimer, à rêver de devenir comme le blanc, à penser comme le blanc et faire tout par rapport aux autres.

  • À se détester : les enseignements de l’histoire. On nous enseigne et nous fait répéter des choses fausses et humiliantes sur soi. On nous a dit que les colons sont venu nous apprendre comment vivre parce qu’on savait que chasser, cueillir et danser. À l’école, nos enseignants essaient de positiver la colonisation et devons répéter ces choses pour avoir des notes. Quand nous répétons correctement ces mensonges et bêtises, nous sommes félicités et applaudis. On dit que nous sommes intelligents.

 

  • À se sous-estimer : On nous présente l’Occident comme la terre de prospérité. On nous vend les mérites du peuple occidental à travers les victoires de guerre et les inventions. La suprématie blanche est enseignée à l’école en Afrique. Plus d’enseignement du monde occidental que du monde africain. C’est ce qui fait qu’on a plus de connaissance sur les autres que sur nous-mêmes. C’est cette méconnaissance de soi est ce qui nourrit notre complexe d’infériorité. Nous ne connaissons que les mérites d’autrui et on nous apprend que nos ancêtres n’ont jamais rien accompli pour l’humanité. Le petits Africains te retraceront l’arbre généalogique des rois occidentaux, l’histoire des pays européens avec la plus grande fierté au nom de la connaissance sur les critères de l’école mais ils ne connaissent même pas l’histoire de leurs villes respectives, ni les figures de leurs tribus.

 

  • À penser à  l’occidentale : On nous apprend à penser comme le blanc à travers l’enseignement des idées politiques et philosophiques occidentales. On nous fait découvrir des auteurs et on nous inculque leurs pensées. Ils deviennent nos modèles et repères intellectuels. Certains des ces auteurs ont insulté les noirs mais ils sont quand mêmes nos idoles. Dans les discutions, nos expressions nous pensons á travers les lunettes de ces auteurs, bref nous n’avons pas de pensée, ni d’opinion parce que nous ne faisons que répéter lamentablement les pensées  souvent erronées qu’on nous a appris. Le modèle africain n’existe plus, la philosophie, l’économe et la politique africaine n’existent plus tout est tiré de l’enseignement de l’école occidentale.

 

  • En plus de l’école, il y a la télé et internet qui nous maintiennent dans ce paradigme. À travers les séries, publicités, nous sommes amener à vivre, manger, s’habiller comme les autres. Nos cultures et coutumes subissent la prohibition sur la terre des ancêtres, il faut faire tout ce que font les autres pour être au top. La dépigmentation et les faux cheveux sont une partie de ces phénomènes.

L’aliénation, l’acculturation et l’abrutissement de l’Africain sont les conséquences directes du monopole de l’occident sur l’éducation et l’information. Nous avons comme information de l’Afrique que celle qu’on lit, entend ou voit sur les médias occidentaux. Nous avons comme instructions ou éducation que ce que nous recevons de l’école occidentale. D’un côté tout ce qui est enseigné à l’école n’est que la culture occidentale (langue, modèle de société…) et de l’autre côté tout ce qui est dit ou écrit dans les médias occidentaux sur l’Afrique est très souvent truffé de mépris et de contre-vérité. Par leur grande emprise sur le peuple africain, les médias occidentaux sont aujourd’hui capables d’amorcer, de stopper ou d’empirer un mouvement de révolution ou indignation virale sur le continent. L’exemple le plus récent de ce cas de figure est le reportage de CNN sur l’asservissement des migrants noirs en Libye. Chose connue et dénoncée par les cyberactivistes depuis 2016, il l’a fallu ce reportage en novembre 2017 pour que les noirs se saisissent de la question.

C’est pourquoi l’Africain qui se contente de l’école et qui ne s’informe que par ces médias, ne fera qu’une lecture occidentale de l’Afrique et ses problèmes.

Ce texte est l’extrait maquillé d’un autre plus long et plus cru que vous n’êtes pas prêts à lire.

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